Chronique "Ca depend des jours"

Les jours se suivent et se ressemblent en ce moment..Chroniques quasi-quotidiennes de notre nouvel EP "Make out the target"...C'est aujourd'hui le webzine culturel "Ca depend des jours" qui nous met à la une...

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Les Stereostar 69 nous viennent de Metz avec une envie novatrice de faire bouger l’électropop française. Ils arrivent cet hiver avec un nouvel EP prometteur, qui caractérise leur idée d’une scène indie-pop à la fois musclée, énergique mais aussi élégante.
Créé en septembre 2010 à Metz dans une région propice au développement rock, Stereostar Sixty Nine se forme avec Phil, bassiste et chanteur, Mathieu le batteur et Christophe aux claviers. Le nom du groupe provient d’une association entre l’envie de devenir star de la musique et d’une marque de voiture « 69 ». À peine formé, le trio entre en studio pour composer, créer et aboutir à un premier CD en 2011. Ambulance Shtogun est une auto-production du groupe messin qui recueillera rapidement de bonnes critiques. Distribué aux quatre coins du monde et sur des plateformes renommées telles que Virgin ou la Fnac, Stereostar Sixty Nine reçoit de nombreux honneurs, donne des interviews et commence à faire parler de sa musique. Cerise sur le gâteau, une des chansons de l’album devient le générique d’une émission de TV au Mexique.

Après les concerts de promo du premier album ou bien des premières parties de groupes internationaux comme Puggy ou très prochainement Rover, les Stereostar Sixty Nine reviennent aux affaires et nous livrent un EP de quatre morceaux cet hiver. Rejoint par Stéphane, un guitariste « touche à tout », c’est au printemps 2012 qu’ils retournent en studio.

L’EP, disponible numériquement et physiquement se démarque déjà par un travail graphique intéressant et par la remise en avant du concept historique des John Doe, nom générique donné à une victime sans papiers d’identités ou à un personnage lambda. L’équivalent de Monsieur X ou Monsieur Dupont en France. A… way ouvre l’Ep par une succession de samples électro. Dès les premières notes, on sent déjà une électricité prenante, rapidement agrémentée de guitares entraînantes. Un petit côté rock sympathique prend le dessus malgré quelques retours du synthé toujours juste. Entre les lignes, c’est un cri de détresse qui est clamé : « I wanna be the same, ‘cause I’m gonna be away ». The clown is down se situe dans la continuité avec ses claviers électroniques, puis ses guitares déménageuses. Appuyés par des percussions et des rythmes forts, on remarque encore un style propre au groupe, murmures entre Stéphane et Christophe, xylophones, montée finale et chute brutale. On passe en 3 minutes et 42 secondes dans diverses émotions et c’est là toute la force de ce groupe qui a créé un modèle qui lui est propre.
Arrive John Doe, incontestablement le titre majeur de cet EP. Un soupçon de Blur certainement, en fond sonore, avec cette patte électro vraiment unique accompagnée de cordes. Des paroles sombres qui représentent bien ce personnage énigmatique de John Doe à la fois inconnu et mensonger. Le titre dévoile un dialogue entre John Doe et un certain travailleur à gage, très probablement influencé par le cinéma américain. Le rock et la tension priment, ce titre est abouti et franchement bien construit. Le dernier titre, Nikon said, toujours en anglais, est plus progressiste. Kelleth Chinn, du groupe californien Big Soul, rejoint le quatuor pour l’occasion. Ce morceau de plus de cinq minutes est le plus long mais aussi le plus énigmatique. Pendant un peu plus de trois minutes, c’est la progression et l’aboutissement vers la condition finale de John Doe. Puis le groupe clôt l’album par deux minutes de belles mélodies éléctrorock.

Plus d’infos, de dates et les albums du groupe sur le site officiel www.stereostar69.com

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